Profil économique

Le marché mauritanien

Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture de Mauritanie

Situation macroéconomique de la Mauritanie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aperçu général

 

Ø       La Mauritanie est un PMA au territoire immense aux trois quarts désertiques

Ø       La Mauritanie est un pays à faible niveau de développement humain.

Ø       Avec un IDH de 0,477, elle figure au  152ème sur les 177 pays classés par le Rapport mondial sur le développement humain publié par le PNUD en 2005

Ø       Selon les deux rapports OMD (2003 et 2004): 5 cibles OMD sur les 11 suivis au niveau des PeD ne seraient pas atteintes en 2015

 

Le profil macroéconomique de la Mauritanie

 

Ø       Structure productive:

·         Une économie naguère primaire, aujourd'hui sur-tertiarisée

·         Structure du PIB (en 2005): tertiaire: 50%, Secondaire: 28%, primaire 22%

·         Une économie polarisée au plan sectoriel et spatial:

§         un grand pôle de services à Nouakchott,

§         un grand pôle industriel structuré autour de la pêche centré sur Nouadhibou,

§         un grand pôle minier centré sur l'axe Zouérate-Nouadhibou

§         un pôle agro-pastoral au Sud –Est et au Sud

 

Ø       Le principal sous-secteur: l'élevage (16% du PIB) se trouve relativement délaissé

Ø       Une économie sous-industrialisée (le sous-secteur de la manufacture contribue pour moins de 10% à la valeur ajoutée)

Ø       Une base productive peu diversifiée: Le secteur productif moderne de l'économie repose sur les mines et la pêche

 

Evolution récente

 

Ø       La croissance économique, initialement projetée à 6,4%, s'est établie à 4,8% en moyenne annuelle sur la période 2001-2005, mais reste soutenue. Pour l'année 2006, la croissance économique réelle, hors pétrole, est projetée à 6,3% .) 

Ø       Sur la période 2001-2005, l'évolution des prix à la consommation  a été de 7,7% en moyenne annuelle. En glissement annuel, le taux d'inflation a même atteint 16,2% en fin décembre 2004

Ø       Les principaux facteurs qui expliquent cette forte inflation sont : (i) effets des chocs agro-climatiques sur la production agricole et partant des produits alimentaires ; (ii) fluctuations de la valeur extérieure de l'Ouguiya par rapport à l'euro ; (iii) politiques Au niveau du secteur extérieur, le déficit du compte courant (transferts officiels et secteur pétrolier inclus) s'est fortement détérioré entre 2001-2005, avec des niveaux prononcés en 2004 et 2005 où il a représenté en moyenne 36% du PIB.

Ø       Cette situation résulte de la conjugaison de plusieurs facteurs : (i) niveau relativement élevé des importations liées au développement de l'exploration pétrolière ; (ii) flambée des prix du pétrole sur le marché international ; (iii) importante absorption intérieure (taux d'investissement de plus de 31%) reflétant le fort contenu en biens importés des dépenses publiques ; et (iv) la dégradation des termes de l'échange résultant de l'appréciation de l'euro face au dollar US.

Ø       budgétaire et monétaire expansionnistes ; et (iv) flambée des prix du pétrole.

 

 

Axes du Cadre stratégique de la Lutte contre la Pauvreté (CSLP)

 

Accélération de la croissance

 

Ancrage de la croissance dans la sphère économique des pauvres

 

Développement des RH et de l'accès aux services de base

 

Renforcement des capacités institutionnelles et de la gouvernance

 

Ils seront complétés par un cinquième axe portant sur le renforcement du pilotage, du suivi, de l'évaluation et de la coordination 

 

 

Pauvreté et accès aux services de base

 

Ø       La pauvreté : est en diminution (51% en 2000 et 46,7% en 2004 )

Ø       Éducation : certains progrès en matière d'accès, mais dégradation de la rétention, de la qualité ;etc.

Ø       Santé : couverture sanitaire d'environ 67% dans un rayon de 5 km, mais les niveaux de mortalité sont restés élevés

Ø       Amélioration de l'accès à l'eau potable (l'utilisation de robinet intérieur est passée de 15% en 2000 à 18,5% en 2004)

 

Contexte de la nouvelle phase du CSLP

 

Ø       L'incidence de la pauvreté est plus importante que prévu

Ø       Le contexte politique a changé ce qui permet d'espérer une mise en œuvre beaucoup plus effective du CSLP

Ø       L'entrée du pays dans l'ère pétrolière

 

La vision

 

Ø       Mettre en place une économie ouverte et diversifiée pour assurer une croissance économique soutenue à moyen et long termes

Ø       Atteindre les objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD)

Ø       Utiliser rationnellement les revenus issus de l'exploitation pétrolière

Ø       Assurer des revenus réguliers à long terme

 

Les objectifs à long terme

 

Ø       Ramener l'incidence de la pauvreté à moins de 25% en 2015 ;

Ø       Ramener l'incidence de la pauvreté en milieu rural à moins de 35% ;

Ø       Porter le PIB par tête d'habitant à 2.000 dollars ;

Ø       Assurer un accès universel à une éducation de base de qualité d'une durée minimale de 9 ans ;

Ø       Ramener le taux d'analphabétisme chez les adultes âgés de plus de quinze ans à moins de 15% ;

Ø       Assurer un accès universel aux soins de santé primaire dans un rayon de 5km ;

Ø       Ramener le TMI à moins de 40‰, le TMIJ à moins de 55‰ et le TMM à moins de 300 pour 100.000 ;

Ø       Porter le taux d'accès à une eau potable à partir d'un robinet intérieur à 90% ;

Ø       Eliminer les disparités entre garçons et filles au niveau de l'éducation.

 

Accélération de la croissance et maintien de la stabilité macroéconomique

 

Ø       Mise en place de politiques économiques fondées sur le rétablissement des grands équilibres macro-économiques

Ø       Maximisation des effets de l'exploitation pétrolière

Ø       Réforme du système financier

Ø       Amélioration sensible du climat des affaires

Ø       Renforcement et développement des infrastructures de soutien à la croissance

                                     

Ancrage de la croissance dans la sphère des pauvres

 

Ø       Réduction substantielle du gap en infrastructures socio-économiques

Ø       Promotion de l'accès à des services financiers adaptés

Ø       Développement de la formation professionnelle et la promotion des PME

Ø       Amélioration de la productivité

Ø       Amélioration des conditions de vie des populations pauvres à court terme

Ø       Mise en place à long terme des conditions favorables à une croissance durable

 

Amélioration de la gouvernance et renforcement des

 

Ø       Consolider l'Etat de droit

Ø       Améliorer la gouvernance économique et environnementale

Ø       Approfondir la décentralisation

Ø       Moderniser l'Administration publique

Ø       Approfondir l'approche participative

Ø       Renforcer et systématiser la communication

 

Priorités du CSLP

 

Ø       4 domaines prioritaires : l'éducation, la santé, l'hydraulique et les infrastructures (transport, énergie, télécommunications, etc.)

Ø       2 zones prioritaires : le milieu rural aride et les quartiers précaires

Ø       2 actions transversales prioritaires : (SNAT) intégrant une vision prospective et l'adoption du (PANE)

Ø       1 méthode de travail prioritaire : la mise en œuvre concertée, coordonnée et suivie du CSLP

                              

 

La perspective

 

 

Ø       Le potentiel: Sur les 23 blocs off-shore et les 29 blocs on-shore définis dans le bassin de Taoudenni, respectivement 12 et 6 ont déjà été attribués. Les réserves pour les seuls champs qui ont fait l'objet d'une évaluation (Chinguetti, Tevet et Thiof) sont estimées globalement à 460 millions de barils ; de même, il existerait un potentiel supérieur à 70 milliards de m3 de gaz pour les champs de Labedna et Banda. Depuis le mois de février 2006, le gisement de Chinguetti (120 millions de baril) est entré en exploitation avec une production journalière de 75.000 barils pendant neuf (9) ans.

Ø       La production annuelle atteindrait 18,1 millions de baril, et les recettes attendues sont projetées à 430 millions $US pour 2006. L'exploitation des autres gisements offshore devrait démarrer au cours des prochaines années, dont le plus important « thiof » serait opérationnel dès 2008. Il attendu que les revenus qui seront procurés par l'exploitation pétrolière feront presque doubler le PNB/tête (de 685 $US actuellement à 1.360 $US en 2010), ce qui entraînera la prochaine sortie de la Mauritanie de son statut de pays de l'IDA.

 

Résultats

 

Ø       L'économie Mauritanienne se présente aujourd'hui sous un cadre macroéconomique globalement stabilisé

Ø       Les ressources pétrolières vont renforcer cette stabilité globale et permettre un doublement du PIB/tête dans le proche avenir, opérant ainsi une rupture dans l'histoire du développement du pays

Ø       Rupture qui comporte plusieurs défis liés à la gestion de cette rente.